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French summary

Resume: Remplacement des primates

Les progrès de la science et de la technologie procurent des techniques plus rapides, plus précises et qui intéressent directement les personnes.

D’autre part, les recherches sur les animaux sont dépassées et pâtissent du fait que chaque espèce réagit différemment aux substances. Des études ont mis en évidence des différences entre les réactions des humains et celles des singes de laboratoires apparaissant en moyenne un tiers du temps.

Cet état de fait fut illustré lorsque le médicament anglais TGN1412 causa des effets secondaires terribles, quasi mortels, chez les volontaires humains. Et pourtant, des doses 500 fois plus élevées de ce médicament avaient été administrées aux singes sans produire d’effets secondaires. A présent beaucoup sont d’accord pour dire que ce désastre aurait pu être évité en utilisant une technologie de pointe: le microdosage.

Remplacement des primates dans les tests commerciaux

Le microdosage implique de donner des doses microscopiques et sûres de nouveaux composés à des volontaires humains dont les échantillons de sang et d’urine peuvent être analysés par SMA (Spectrométrie de masse par accélérateur). La SMA compte les atomes individuels — elle peut détecter un composé liquide même si un litre seulement a été dilué dans l’océan.

La SMA peut montrer comment les composés ont été absorbés, distribués, métabolisés et éliminés par le corps humain. Le programme européen de Partenariat MSA Microdosage a comparé récemment le microdosage aux tests sur les animaux. Il a prouvé que le microdosage était prédictif à 80% de l’absorption et de la distribution des médicaments par l’organisme humain – de beaucoup plus précis que les modèles utilisant des primates, des chiens ou des rongeurs.

L’adoption de techniques de pointe de haut niveau comme le microdosage ou la MSA permettrait une mise au point des médicaments plus rapide, l’amélioration de la précision et la réduction des coûts.

Alors que les tests régulatoires constituent le domaine le plus important de l’utilisation des primates dans les laboratoires, ils ne représentent qu’une section de la stratégie d’ensemble des procédés d’évaluation de nouveaux médicaments. Les primates pourraient par conséquent être remplacés plus facilement que ce fut le cas lors de l’interdiction européenne des tests de produits cosmétiques car ceux-ci nécessitaient une stratégie plus complexe de remplacement « d’un bout à l’autre ».

Les primates, ainsi que les chiens, viennent à la fin de la stratégie de tests régulatoires. Ils correspondent à la nécessité de faire des tests sur un second mammifère autre qu’un rongeur.

Ce qui implique qu’avant que les singes soient attachés sur des chaises et immobilisés pour faire les expériences que nous avons décrites plus haut, des centaines et même des milliers de plus petits animaux étaient déjà morts pour tester le même produit.

Si l’Union européenne et les états membres doivent prendre des mesures sérieuses pour remplacer les tests animaux par des technologies de pointe, il est essentiel que l’utilisation des animaux soit stoppée plus tôt dans le programme — pour être remplacés par des méthodes avancées telles que le microdosage, basées sur des données humaines. L’industrie, les régulateurs ainsi, bien sûr, que le milieu universitaire sont intrinsèquement hostiles au changement, mais la réalité montre que les primates ne donnent que de médiocres prévisions des réactions humaines.

Il existe à présent un large éventail de techniques multidisciplinaires et sophistiquées qui permettent l’étude précise des effets potentiels sur les humains (voir la liste). Nous avons pu voir comment la mise en œuvre de la Directive sur les cosmétiques a permis de valider et d’appliquer des solutions de remplacement pour une série de tests et ainsi réduire de façon spectaculaire l’utilisation des animaux.
La mise en application du remplacement des primates pourrait annoncer le début d’une évolution de tous les tests régulatoires vers des méthodes modernes. De telles techniques de pointe sont avantageuses pour la science et l’industrie européenne, pour les animaux et pour les personnes.

Remplacement des primates dans les milieux universitaires

Les expériences académiques dans les universités, en particulier pour la recherche neurologique, représentent un domaine important de l’utilisation des primates. Ces études provoquent des souffrances extrêmes et incluent l’implantation d’électrodes ou autre matériel dans la tête des animaux. Bien souvent cette recherche soi-disant ’fondamentale’ ne définit aucune application potentiellement bénéfique aux êtres humains.

Néanmoins, les progrès des techniques de scannographies telles que l’IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) et la MEG (Magnétoencéphalographie) permettent des neuro-imageries non invasives du cerveau humain, offrant ainsi une compréhension sans précédent des maladies mentales et neurodégénératives, de la vision, de l’ouïe, de l’élocution, de la souffrance, etc. Ces méthodes procurent des données en rapport direct avec les patients à qui l’on peut demander de décrire ce qu’ils ressentent.

En 2008, il fut présenté à une réunion du Parlement européen une comparaison entre des données provenant d’études de scannographie de patients humains et celles provenant d’implantation d’électrodes dans les crânes de singes. Le même niveau de données fut obtenu — cependant, il est important de noter qu’une série de données étaient directement en rapport avec les personnes.

Il n’existe pas d’exigences règlementaires en ce qui concerne les expériences académiques, le remplacement des animaux pourrait de ce fait s’effectuer très rapidement dans ce domaine. Une approche différente serait nécessaire pour des domaines de recherche différents, mais ceci pourrait être accompli par des consultations d’experts et une étude bien définie, gérées par la Commission selon les nouvelles directives.

Solutions de remplacement

Les avantages de certaines de ces nouvelles techniques sont leur capacité de se baser sur les connaissances déjà existantes et de les faire progresser, plutôt que de simplement commencer à zéro avec une espèce différente. Voici quelques exemples de technologies modernes qui peuvent sauver les primates, faire progresser la santé humaine et placer l’Europe au premier rang de la science.

Microdosage et SMA (Spectrométrie de masse par accélérateur): Administration de doses ultra faibles à des volontaires associée à des analyses de précision (voir le paragraphe Remplacement des primates)

Analyse informatique, simulation, modélisation, etc.: Par exemple les QSARs (Relations quantitative structures-activité ), un système de modélisation informatique qui fait correspondre la structure et les propriétés d’un composé avec son activité ; Derek for windows (DfW) est un logiciel de base de connaissances spécialisé qui applique des règles ; il peut prévoir la toxicité d’un produit chimique à partir de sa structure moléculaire ; et Criblage à haut débit: Cette technique comprend des logiciels de contrôle sophistiqués et de la robotique qui analyse rapidement les composés chimiques pour la découverte de nouveaux médicaments.

Culture de cellules humaines: Consiste à élever des cellules humaines en laboratoire pour qu’elles indiquent quel est leur fonctionnement dans le corps et comment elles réagissent aux tests de composés. Ces cultures sont faites à partir de cellules spécialisées comme celles du foie, des reins ou du cerveau.

Cultures de tissus humains: Les sociétés pharmaceutiques utilisent déjà des tissus du foie pour obtenir des informations biologiques et des composés de tests de sécurité car ce procédé évite le problème des données de tests sur les animaux qui ne sont pas un indicateur fiable des effets potentiels sur les humains. (Ce sont seulement les règlements gouvernementaux qui exigent l’utilisation d’animaux pour valider la vente d’un produit.)

Le génie tissulaire 3D peut être utilisé pour tester les médicaments. Le scaffold peut être fait de matériaux synthétiques ou naturels présentant différents avantages scientifiques. Les tissus peuvent être construits pour recréer des systèmes corporels entiers, comme par exemple le système immunitaire.

Biopuces: Elles montrent l’effet produit sur les différentes cellules du corps et comment la toxicité est modifiée lorsque le composé chimique est cassé (métabolisé) dans le corps humain. Elles procurent rapidement et à coût moindre des informations, y compris celles de différents organes du corps humain.

Toxicogénomique: Cette technique cherche à interpréter les informations concernant les variations et l’expression génétique pour une compréhension des systèmes biologiques des organismes, y compris humains, et des effets des changements dans les systèmes sur l’état de santé.

Des analyses post mortem de tissus donnés par des patients pour permettre d’étudier les maladies humaines.

Les techniques de pointes de scannographie comme la MEG (Magnétoencéphalographie) et l’IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) pour une étude approfondie des patients (voir le paragraphe Remplacement des primates)

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